Santé des océans: chaque geste compte

par Christian Du Brulle

SERIE (4) / Cap au large

Élévation de la température, hausse des niveaux de l’eau, accumulation de déchets et de matières plastiques, acidification, fonte des glaces polaires, désoxygénation de l’eau, surpêche… Les impacts des activités humaines sur les mers et les océans sont connus. Si on ne perçoit pas nécessairement ces modifications quand on passe quelques jours en bord de mer, elles sont cependant de plus en plus importantes.

Cinq cents ans après le tour du monde de Ferdinand Magellan (1519-1522), le consortium européen Sea Change, dont fait partie la Belgique via quatre institutions parmi lesquelles on retrouve l’Institut flamand pour la mer (VLIZ), vient de dresser un état des lieux de la situation. Elle n’est guère brillante, comme le montre son infographie présentée l’automne dernier lors de la conférence scientifique européenne « Our Ocean ».

Ce document reprend quelques résultats scientifiques récents, mais aussi historiques concernant l’évolution de plusieurs paramètres liés à l’océan mondial. Il montre comment, en cinq siècles, notre perception et notre utilisation de l’océan mondial ont radicalement changé.

 

© Glynn Gorick & VLIZ

1 Évolution des taux de dioxyde carbone dans l’atmosphère
2 Anomalie des températures des eaux de surface
3 Élévation du niveau moyen des océans
4 Acidité de l’océan
5 Fonte de la banquise en été
6 Démographie mondiale
7 Évolution des navires
8 Biodiversité des grands prédateurs marins
9 Débris de plastique dans les océans
10 Population des grands mammifères marins
11 Évolution des techniques d’observation et de surveillance des océans

 

« La santé des océans et la santé humaine sont intrinsèquement liées », indique Sea Change. « Mais la situation n’est pas sans issue. En aidant les citoyens à comprendre comment leurs activités affectent l’océan, nous pouvons, chacun à notre niveau, prendre des mesures, même modestes, en faveur de l’Océan ».

« Lorsque des changements plutôt brutaux et provoqués par l’homme sont en jeu, les scientifiques et les éducateurs doivent partager autant que possible leurs connaissances avec le public. Ce n’est qu’en informant et en mobilisant les citoyens que nous pourrons développer « l’alphabétisation océanique », prendre des décisions éclairées et changer nos comportements pour tenter de maintenir notre planète en bonne santé », estime le Dr Jan Seys, du VLIZ.

Et les bonnes habitudes à prendre pour protéger l’Océan, y compris au niveau individuel et dans les diverses situations de notre vie quotidienne, sont nombreuses. Sea Change propose de les découvrir dans une série de capsules éducatives, dont celle-ci, concernant nos activités professionnelles.