Hugo Marée, responsable du Bureau de l’Education et de la gestion des connaissances de l’ESA.

En Belgique, l’ESA fait les yeux doux aux jeunes

par Christian Du Brulle

PODCAST

 

L’industrie spatiale en Belgique est un secteur très développé. Satellites, instruments scientifiques, composantes de lanceurs, électronique embarquée, logiciels, télécommunications, observation de la Terre (pour ne citer que quelques domaines)… L’Agence Spatiale Européenne (ESA) peut compter sur les scientifiques et sur les entreprises de pointe belges pour assurer ses missions.

 

Mais elle sait aussi que les cerveaux dont elle aura besoin demain se préparent aujourd’hui. Et que les filières de formations scientifiques et techniques ne sont pas les plus fréquentées dans les établissements scolaires.

 

Ecoles primaires, secondaires et supérieures

 

Afin de motiver les jeunes à suivre la « voie de l’Espace », et ses multiples déclinaisons, l’ESA a lancé diverses initiatives en Belgique. En ligne de mire: les étudiants et leurs professeurs, comme a pu s’en rendre compte le ministre Jean-Claude Marcourt, Vice-Président du Gouvernement wallon et ministre de l’Economie, de l’Industrie, de l’Innovation et de la Recherche. En visite voici quelques jours dans les installations de l’ESA à Redu (Province de Luxembourg). Il a pu y découvrir le « e-robotics lab » de l’ESA.

 

Nouveau "e-robotics lab" de l'ESA, à Redu.
Nouveau « e-robotics lab » de l’ESA, à Redu.

 

Depuis 1968, Redu accueille une des stations de contrôle des satellites de l’ESA. Elle se double depuis cette année d’un centre de formation pour les écoles: le « e-robotics lab ». Cet espace de formation est axé sur la robotique pour l’exploration martienne. Il s’adresse en priorité aux enseignants.

 

« Cette salle est destinée à accueillir les enseignants du primaire et du secondaire de toute l’Europe. Nous voulons aider les instituteurs, en utilisant le spatial comme illustration, à rendre leurs cours de sciences, de mathématiques, etc. plus attrayants pour leurs élèves », explique Hugo Marée, responsable du Bureau de l’Education et de la gestion des connaissances de l’ESA. « Nous n’oublions pas non plus les étudiants de l’enseignement supérieur et universitaires. »

 

Ecoutez Hugo Marée, responsable du Bureau de l’Education et de la gestion des connaissances de l’ESA, détailler le rôle de ce laboratoire dans la stratégie éducative plus globale de l’ESA.

 

 

Stages pour les étudiants du cycle supérieur et jeunes diplômés

 

Les étudiants du supérieur et les jeunes diplômés intéressent aussi l’ESA. Cette fois, via le système de bourses « belges », le Belgian National Trainee Program, géré par la Politique scientifique fédérale (SPP Politique Scientifique – BELSPO).

 

Pendant toute la durée de leur activité en tant que « Trainee » (12 à 24 mois), les stagiaires belges reçoivent une allocation mensuelle de l’Etat belge (BELSPO) et travaillent dans l’un des sites ESA en Allemagne, France, Italie, Pays-Bas et en Espagne.  Le troisième appel à candidatures pour le Belgian National Trainee Program vient d’être lancé.