Sous terre, la science progresse

par Christian Du Brulle et Véronique Pipers

SÉRIE (5/5) Devoirs de vacances

Le trou au Salpêtre, la salle d’Armes, la galerie des Verviétois, la salle du Dôme, le Styx… À Han-sur-Lesse, ces noms résonnent dans les profondeurs de la terre. La fameuse grotte touristique, la première à s’être ouverte au public dès le 19e siècle, réserve aussi quelques étonnantes rencontres aux curieux.

Au détour d’une galerie, dans un recoin d’une des plus majestueuses salles du réseau, des chercheurs issus de diverses universités et institutions scientifiques du pays prélèvent des échantillons, étudient une stalagmite, posent des instruments de mesure.

« Nous faisons de la recherche à Han depuis plus de 40 ans », explique Yves Quinif, Professeur émérite de l’Université de Mons. Âgé de 71 ans, et de la boue dans les oreilles depuis quasi son adolescence, le géologue est aussi un spéléologue de la première heure.

« À Han-sur-Lesse, j’ai commencé mes premiers relevés topographiques et géologiques dans les années 1980. Ensuite des études plus ciblées ont commencé dans les sédiments, avec la datation des stalagmites. Nous avons aussi réalisé une quinzaine de carottages, avant de travailler sur un mécanisme alternatif expliquant la formation des grottes: la fantomisation de la roche », explique celui qui fut professeur de géologie fondamentale est appliquée à la faculté polytechnique de l’UMons.

Que cherche-t-on sous le massif calcaire wallon? Que trouve-t-on sous nos pieds? Et qui sont ces scientifiques qui arpentent notre sous-sol pour y disposer leurs multiples instruments de mesure? Une seule réponse… Suivez le guide! La visite commence à Han-sur-Lesse avant de plonger dans le val d’Enfer, à Rochefort.

Et… n’oubliez pas le guide!