par Daily Science

A Gosselies, au coeur du Biopark, la société Univercells prépare l’usine à vaccins de poche. Sa première cible: le vaccin contre la polio, qui fait encore des ravages dans les pays en voie de développement.

 

Là où généralement il faut de l’espace pour produire des millions de doses de vaccin, Univercells se limite à quelques mètres carrés. Le but de l’opération étant de proposer des vaccins à moindre coût (15 cents la dose au lieu de 1,5 euro). « Cette réduction substantielle du coût de fabrication des vaccins permettra une immunisation abordable, équitable et durable à l’échelle mondiale », estime l’entreprise.

 

C’est avec deux autres sociétés (Batavia Biosciences et Natrix Separations), qu’Univercells va développer sa plate-forme miniaturisée de fabrication de vaccins. Une plate-forme qui combine une production continue et une intensification extrême du processus.

 

Des usines destinées à être délocalisées

 

L’intégration et l’intensification du processus réduisent la taille des installations et leur coût, ce qui a pour effet de réduire significativement l’investissement nécessaire et le prix de vente. L’approche innovante d’Univercells permet à ses clients de développer des usines locales de bioproduction de vaccins viraux ou de protéines recombinantes. Les unités de production coûtent moins cher à construire et à exploiter. Elles offrent des capacités flexibles en termes de taille des lots.

 
Cerise sur le gâteau, l’entreprise biotechnologique de Gosselies vient de recevoir une subvention de 12 millions de dollars de la Fondation Bill & Melinda Gates pour développer cette plate-forme de fabrication de vaccins.

 

Deux partenaires internationaux

 
Les deux partenaires internationaux d’Univercells apportent chacun leur expertises dans le cadre de ce projet.

 

Batavia Biosciences (basée à Leyde, aux Pays-Bas) propose des technologies qui aident à accomplir les phases précliniques du développement biopharmaceutique plus rapidement, pour moins cher et avec un taux de réussite supérieur. L’entreprise se concentre sur les stades précoces du développement de produits, notamment l’obtention de lignées cellulaires mammaliennes, le développement des processus en amont (mammalien et microbien), le développement de la purification, la caractérisation des produits et la production clinique.

 

La société canadienne Natrix Separations, de son côté, accélère la fabrication des biomédicaments grâce à des technologies de purification à usage unique.