Les quatre visages de la déesse Hathor

15 février 2026
Par Daily Science
Temps de lecture : 5 minutes

Les quatre visages de la déesse Hathor, pourquoi les oiseaux de montagne changent d’altitude au fil des saisons, les toits européens pourraient produire 40 % de l’électricité d’ici 2050, début de la mission εpsilon de l’astronaute française de l’ESA Sophie Adenot…

À la rédaction de Daily Science, nous repérons régulièrement des informations susceptibles d’intéresser (ou de surprendre) nos lecteurs et lectrices. En voici une sélection. Avec, à la demande de notre lectorat, un regard plus international.

 

Les quatre visages de la déesse Hathor

Ce vase funéraire égyptien attire l’attention. Conservé au musée de la médecine de l’ULB, il est orné de quatre visages de la déesse Hathor, réputée pour sa bienveillance envers les vivants, mais encore davantage envers les morts.

Pourquoi quatre visages? Découvrez la réponse à cette question dans notre application Trezoors, disponible gratuitement dans les stores iOS et Android.

Trezoors propose de découvrir des objets issus des collections des musées universitaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une belle occasion de jeter un oeil sur l’une ou l’autre de leurs pépites avant d’aller découvrir l’ensemble de leurs richesses sur place.

 

Début de la mission εpsilon de l’astronaute française de l’ESA Sophie Adenot

La capsule SpaceX Dragon Freedom, à bord de laquelle se trouvaient l’astronaute de l’ESA Sophie Adenot, les astronautes de la NASA Jessica Meir et Jack Hathaway, ainsi que le cosmonaute de Roscosmos Andrei Fedyayev, s’est amarrée à la Station spatiale internationale le 14 février à 21h15, marquant ainsi le lancement officiel de la mission εpsilon de l’ESA.

Les quatre membres d’équipage avaient décollé à bord d’une fusée Falcon 9 depuis le centre spatial Kennedy de la NASA en Floride, à 11h15 le vendredi 13 février.

Prévue pour durer jusqu’à neuf mois, εpsilon est en passe de devenir la plus longue mission spatiale de l’ESA à ce jour. Pendant son séjour à bord de l’ISS, Sophie Adenot sera spécialiste d’équipage pour Columbus, le module laboratoire européen, et Kibo, le module scientifique japonais.

Elle mènera jusqu’à 36 expériences pour le compte de l’Europe, dont sept développées par le CNES, l’agence spatiale française, spécialement pour la mission εpsilon. Couvrant un large éventail de domaines scientifiques, de la physiologie humaine à la recherche climatique en passant par des démonstrations technologiques, les recherches menées à bord de la Station visent à améliorer la vie sur Terre et à soutenir les futures missions d’exploration.

 

Les toits européens pourraient produire 40 % de l’électricité d’ici 2050

Et si la révolution énergétique se jouait… sur nos toits ? Selon une nouvelle étude du Centre commun de recherche de la Commission européenne (JRC), les toitures des bâtiments européens pourraient couvrir jusqu’à 40 % des besoins en électricité de l’Union européenne à l’horizon 2050.

Le potentiel est colossal. Les 271 millions de bâtiments que compte l’UE pourraient accueillir jusqu’à 2,3 térawatts-crête (TWc) de panneaux photovoltaïques, capables de produire environ 2 750 térawattheures (TWh) par an. De quoi alimenter près de la moitié d’un système électrique entièrement renouvelable.

Grande nouveauté de cette étude : elle s’appuie sur une cartographie inédite, bâtiment par bâtiment, grâce au modèle numérique européen du parc immobilier. Cette approche de haute précision permet d’évaluer séparément le potentiel des bâtiments résidentiels (1 800 GWc) et non résidentiels (500 GWc), et d’affiner la planification énergétique du niveau local jusqu’à l’échelle européenne.

Les progrès technologiques renforcent encore cette dynamique : le rendement des panneaux solaires est passé de 18 % en 2018 à 22 % en 2025, tandis que les toits plats des grands bâtiments commerciaux offrent une densité d’installation plus élevée. Un gisement largement inexploité. À ce jour, seulement 10 % des toitures européennes sont équipées de panneaux solaires.

 

Pourquoi les oiseaux de montagne changent d’altitude au fil des saisons

Contrairement à une idée reçue, les oiseaux de montagne ne descendent pas en hiver pour fuir le froid. Ils suivent avant tout… la nourriture. C’est la conclusion d’une vaste étude internationale qui a passé au crible les déplacements saisonniers de près de 11 000 populations d’oiseaux à travers les massifs du monde entier.

Chaque année, de nombreuses espèces effectuent ce que les scientifiques appellent une « migration altitudinale » : elles montent ou descendent le long des pentes selon la saison. Deux grandes hypothèses s’opposaient jusqu’ici. La première avançait que ces mouvements répondaient aux variations de température : quand le sommet devient trop froid, les oiseaux redescendent. La seconde suggérait qu’ils ajustent plutôt leurs déplacements en fonction des ressources disponibles, notamment la nourriture, et de la concurrence avec d’autres espèces.

Pour trancher, les chercheurs ont analysé les données du programme de science participative eBird, qui compile des millions d’observations d’ornithologues amateurs et professionnels. Au total, 10 998 populations d’oiseaux ont été étudiées dans 34 régions montagneuses, des tropiques aux latitudes tempérées.

Premier constat : même sous les tropiques, où les variations de température sont limitées au fil de l’année, les oiseaux montent et descendent avec les saisons. Un résultat qui fragilise l’hypothèse du climat comme moteur principal de ces migrations verticales.

Les scientifiques ont ensuite simulé les fluctuations saisonnières de l’abondance des ressources et de la compétition écologique. Verdict : les mouvements des oiseaux correspondent bien davantage aux périodes de richesse alimentaire qu’aux simples changements thermiques.

En somme, les oiseaux de montagne se comportent comme leurs cousins migrateurs qui parcourent des milliers de kilomètres vers l’équateur en hiver : ils vont là où la nourriture est la plus abondante. Plus qu’une fuite du froid, la migration apparaît ainsi comme une stratégie fine d’optimisation énergétique, dictée par l’accès aux ressources.

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