Un consortium mondial pour cerner l’inflammation du nerf optique

par Daily Science
Durée de lecture : 3 min

Très fréquente et touchant différents âges, la névrite optique se définit comme une inflammation du nerf optique. Il peut s’agir du symptôme de diverses pathologies dont les traitements varient énormément. Les Services de neurologie et d’ophtalmologie des Cliniques universitaires Saint-Luc , du CHU de Liège et de l’ULB viennent de participer à une étude multicentrique internationale pour déterminer des critères d’identification destinés à aider les cliniciens faisant face quotidiennement à la névrite optique.

Une cause difficile à identifier

La névrite optique est une inflammation du nerf optique qui se traduit par une perte de l’acuité visuelle, de la vision des couleurs, parfois de douleurs lors de la mobilisation du globe oculaire. Très fréquente, elle concerne tous les âges.

Cette inflammation constitue le symptôme de différentes pathologies : maladies inflammatoires telles que la sclérose en plaques, maladies immunitaires systémiques, problèmes infectieux, vasculaires, toxiques, etc.

La prise en charge varie en fonction de ces différentes causes et permet de préserver, voire de récupérer la vision. La difficulté réside surtout dans la réalisation du diagnostic de la pathologie sous-jacente.

Afin de faciliter ce diagnostic, une recherche rassemblant de nombreux centres de par le monde (dont les Cliniques universitaires Saint-Luc), a développé des critères d’identification et une classification des sous-groupes de la pathologie.

Appel à la communauté médicale

L’étude a été coordonnée par le Pr Axel Petzold de l’Institut de neurologie de l’University College de Londres (Angleterre) véritable autorité mondiale en matière de névrite optique. Ce dernier a fait appel à une centaine de neurologues et neuro-ophtalmologues de différents centres issus de 60 pays, dont l’UCLouvain, l’ULB et l’ULiège, afin de déterminer les critères d’identification et de classification.

Concrètement, la recherche a procédé par sondages, selon la méthodologie DELPHI. À partir d’une vingtaine de cas cliniques précis et exemplaires de catégories de névrite optique, les spécialistes étaient invités à participer à des sondages successifs jusqu’à arriver à un consensus en matière de critères diagnostiques.

Des critères d’identification

Après un an et demi de sondages, la communauté de spécialistes s’est mise d’accord sur plusieurs critères d’identifications en fonction des sous-catégories de névrite optique. Ces critères fournissent une véritable grille de lecture pour les cliniciens qui font face au quotidien à cette pathologie.

Outre le fait d’établir un diagnostic plus précis et rapide, ils permettent de déterminer les examens à réaliser en fonction de la cause suspectée (tomographie par cohérence optique, tests sanguins, résonance magnétique cérébrale, ponction lombaire, etc.), fournir des informations sur le pronostic, guider la prise en charge, juger de la nécessité d’instaurer un traitement pharmacologique à long terme.

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