Genèse d'une nouvelle espèce fongique, Emericella baudonii, en hommage au roi Baudoin © BCCM/MUCL (Mycothèque UCLouvain, 50033)

L’exposition « Science & Culture au Palais Royal » se visite en virtuel

par Christian Du Brulle
Durée de lecture : 4 min

En raison des mesures de sécurité liées à la pandémie du Covid-19, la traditionnelle exposition “Science & Culture au Palais Royal” n’aura pas lieu cette année. Du moins, pas physiquement. Le Palais et la Politique scientifique fédérale (Belspo) proposent, à la place, de découvrir cette exposition de manière virtuelle.

Naissance de l’Univers, naissance de phénomènes naturels, naissance dans le domaine du vivant: le thème de l’année concerne donc la naissance, sous toutes ses formes. L’expo allie sciences et arts.

Indispensables idées novatrices

Parmi les thématiques retenues, pointons plus particulièrement celle de la naissance d’un projet scientifique, et celle de la naissance d’une collection scientifique.

Les concepteurs de l’exposition tissent un lien étroit entre la naissance d’un projet scientifique et l’imagination créatrice de l’artiste « afin de faire surgir des idées novatrices ». “Avec ce lien, l’artiste comme le scientifique confrontent leurs idées. Ils établissent des relations entre elles, ils les comparent avec d’autres, plus anciennes, ils les structurent  en théorie, ils élaborent des hypothèses, etc.”

“Puis, de ce tourbillon mental, émane du cerveau créatif une invention nouvelle à laquelle le chercheur donne corps: il l’observe et l’expérimente de façon empirique, sur base de formes concrètes (nouveaux produits technologiques, outils scientifiques, remèdes médicaux, nouvelles substances, etc.) Il doit sans cesse résoudre des problèmes de façon innovante, faire preuve de créativité et concrétiser des solutions conceptuelles. Une innovation scientifique est en train de naître.

Mars, la pandémie, le vaccin

En guise d’exemple, l’Institut royal d’aéronomie spatiale (IASB) propose de découvrir la naissance d’une mission spatiale à travers les différentes étapes du projet ExoMars/Trace Gas Orbiter et de son instrument NOMAD : conception, design, fabrication, tests, intégration, lancement et voyage vers Mars.

Tout autant dans l’actualité, Sciensano, issu de la fusion entre l’ancien Centre d’Étude et de Recherches Vétérinaires et Agrochimiques (CERVA) et l’ex-Institut scientifique de Santé publique (ISP), étudie la santé selon une approche holistique et multidisciplinaire. Ses chercheurs décryptent les mécanismes d’interconnexion entre l’être humain, l’animal et leur environnement dans un souci de prévention, d’évaluation et de limitation des menaces qui pèsent sur la santé publique.

« Sciensano est actif, notamment, dans les activités de recherche autour de la naissance de nouveaux vaccins et tout ce qui, de près ou de loin, permet d’améliorer l’espérance de vie des gens tout en préservant leur santé », précise Belspo.

Naissance d’une collection scientifique

On découvrira aussi avec intérêt la section du site consacrée à la naissance, l’organisation, la gestion et l’enrichissement d’une collection scientifique. Ce travail s’applique à tous les domaines des sciences expérimentales et des sciences humaines où collection rime avec outil de recherche et préservation de patrimoine.

« Les collections du patrimoine scientifique représentent un outil de travail fondamental pour les chercheurs », clament les concepteurs de l’exposition. Qui illustrent aussi leur propos avec le programme DIGIT de Belspo, le programme de numérisation des collections scientifiques fédérales.

Un bémol toutefois… Ou plutôt un oublié dans cette visite virtuelle. Dans la partie « naissance et l’histoire des institutions scientifiques (fédérales) mises à l’honneur cette année, l’Institut National de Criminologie et de criminalistique (INCC) brille par son absence. Nulle mention de cet institut scientifique fédéral, dont les bases ont été jetées en 1971 et qui dépend du ministère de la Justice.

Par contre, outre les dix établissements scientifiques fédéraux dépendant de Belspo, (Archives de l’État, Institut royal d’Aéronomie Spatiale de Belgique, Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, Institut royal du Patrimoine artistique, Institut royal météorologique de Belgique, la Bibliothèque royale KBR, Musée royal de l’Afrique centrale, Musées royaux d’Art et d’Histoire, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Observatoire royal de Belgique et Planétarium), on retrouve également des liens vers la Belgian Co-ordinated Collections of Micro-organisms (Belspo), la Cinematek, l’Institut géographique national et Sciensano.

Cette année, la visite du Palais sera également virtuelle

Par ailleurs, la traditionnelle ouverture du Palais Royal aux visiteurs pendant les mois d’été n’aura pas lieu cette année. Le Palais propose par contre de découvrir les lieux via une visite virtuelle. Elle promène le visiteur de salle en salle, jusqu’au bureau du Roi. À chaque fois, quelques éléments historiques complètent la visite en images.

 

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